Gerard René (1918, Bobigny – 18 mai 1972, Toulon)
Maréchal des logis chef, 2ème Escadron. Chef des motocyclistes


Etats des services

  • incorporé au 18ème Dragons le 15/10/1936
  • nommé maréchal des logis le 1/06/1937
  • nommé spécialiste des engins blindés le 4/08/1937
  • rappelé à l’activité au 18ème Dragons le 22/03/1939
  • muté au 2ème Cuir le 20/01/1940
  • démobilisé le 23/08/1940
  • entré dans la Résistance le 1/06/1943
  • arrêté par la Gestapo et interné à Reims le 3/12/1943
  • interné à Compiègne le 8/4/1944
  • libéré le 23/08/1940 avec le grade de sous-lieutenant
  • nommé au grade de commandant

Campagne de 1940

René Gerard passe la frontière belge le 10 mai vers 14H30. Accueil chaleureux : fleurs, cigarettes, bière.

La localité de Crehen est également citée en date du 10 mai, tout comme Merdorp.

Son escadron est positionné à Jandrenouille où il subit un gros bombardement et où il est amené à se cacher sous le char du capitaine (à confirmer : Hardoin). Sa citation semble lui conférer une fonction de responsable des agents de liaison en moto.

Mention de la localité Autre-Eglise et de Walhain-Saint-Paul (en date du 14)

Citations

Citation à l’ordre du Corps de Cavalerie, en date du 2/7/1940. Croix de Guerre avec étoile de vermeil

Faisant fonction d’adjudant, a organisé les liaisons avec les unités de chars engagés particulièrement à Jandrenouille (13 mai) où il est resté avec ses motocyclistes au milieu des chars engagés.

Citation à l’ordre de l’Armée. J.O. du 27/2/1949. Croix de Guerre 1939/1945 avec Palme

Résistant depuis 1941 – Chef de trentaine à la SNCF à Reims, il a commandé et participé à des sabotages en octobre et novembre 1943 dont le résultat a été la mise hors d’usage de 15 locomotives – Arrêté en décembre 1943, a été torturé et a supporté héroïquement les souffrances qui lui ont été infligées sans rien dévoiler. N’a été libre qu’en août 1944 après un long martyr.

Citation à l’ordre de la Brigade (2e DIM) en date du 6 juin 1960.nroix de la valeur militaire avec étoile de Bronze

Officier ayant un remarquable ascendant par son courage et son entrain commuicatif. Chef des services techniques, a assuré avec autorité la mise en condition des unités, payant de sa personne de jour comme de nuit, et ayant procédé lui-même aux dépanages difficiles, notamment en avril 1959 au Garret Maida “secteur d’Aïn M’lila” et le 22 avril 1960 à Loulidja (quartier frontière Lamy) responsable du barrage à Lamy a fait face les 11 et 28 mars avec un magnifique sang froid à des séries ininterrompues d’actions rebelles, et a déclenché opportunément le 2 avril 1960 une opération de blouclage efficace.

Blessures de guerre

Blessures encourues en raison des tortures lors de la captivité

  • paralysé 4 mois le 6/04/1944
  • aveugle 8 mois le 23/12/1943
  • blessures à l’estomac

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’Honneur (1949)
  • Croix de Guerre 39/45, étoile de vermeil (1940)
  • Croix de Guerre 39/45 avec 1 palme (1949)
  • Médaille de la Résistance (1946)
  • Médaille d’or – dévouement national pour services exceptionnels rendus à la Résistance (1945)
  • Médaille commémorative 39/45 agrafes France Libération
  • Médaille commémorative des opérations de Sécurité et du Maintien de l’Ordre en Afrique du Nord avec agrafe “Algérie”
  • Médaille du combattant volontaire de la Résistance (1953)

Remerciements à la fille de René Gerard, Joëlle Gerard-Lese, pour l’évocation de ce combattant figurant parmi les plus valeureux du régiment.